Babylon

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Dojoji et autres nouvelles
Yukio Mishima
Folio 2euros.

 

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Comment m’y prendre avec ce livre ? Autant vous dire d’avance que j’ai sauté de joie quand j’ai refermé ce livre. Non pas parce que j’étais tout émoustillée par la lecture, mais bien parce que cette lecture fut pénible. Cependant comme c’était un livre provenant de la collection folio 2€, la lecture fut dieu merci assez rapide.

 


 

 

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Yukio Mishima : L’auteur, en réalité,  Kimitake Hiraoka est issu d'une famille de paysans. Enfant, il vit surtout avec sa grand-mère, issue d'une ancienne lignée de samouraïs. Ses contacts avec l'extérieur sont réduits. A l'âge de 5 ans, Kimitake compose ses premières poésies. L'enfant est décrit comme fragile, effacé, subissant le joug d'une grand-mère autoritaire, qui lui transmet néanmoins la passion du théâtre traditionnel, le Kabuki. Dés 1937, il fréquente des cercles littéraires et se fait remarquer par ses professeurs. En 1941 il adopte son pseudonyme. Rentré à l' Université en 1944, sous la pression de son père, il est réquisitionné dans un bureau jusqu'à la fin de la guerre, et peut ainsi écrire. Aprés la reddition, il fréquente un groupe de jeunes écrivains, "Littérature moderne", au sein duquel il se sent un peu 'anachronique' de par son écriture 'traditionnelle'. En 1946, il rencontre Kawabata qui devient son ami. Dans les années 1960, il se met à prôner le mode de vie et les valeurs des samouraïs. Son nationalisme est virulent. En 1970, il se fait hara-kiri en signe de protestation. (Evene).
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D’autres lectures : la foret tout en fleurs - voleurs - Confession d'un masque - le passage des démons - le Phare - Monstre - la Pure Nuit blanche - ma Période Bleure - la Mort en été - le Tambour incarné , ....  (Kimitake Hiraoka a pas mal écrit, je n'ai mis que quelque exemple de sa bibliographie :  si vous voulez vous référer à sa bibliographie complète c’est par ici)


Cherchant à mettre en avant le style légèrement décalée et morbide de l’auteur, le livre nous livre quatre nouvelles tirées La mort en été.
Tout d’abord la première Dojoji est transcrite sous forme de pièce de théâtre. L’avantage de ce genre c’est qu’il est rapide à lire et va droit au but, cependant j’ai tout de même eu l’impression que l’histoire tirait en longueur. La scène se passe chez un antiquaire qui essaye de vendre à une série d’acheteur potentiel  une armoire immense à un prix d’or. Mais voila que Kiyoko, une danseuse arrive et raconte l’histoire qui va de pair avec cette armoire. La « légende » raconte que la propriétaire cachait son amant dans cette immense armoire ou l’on pouvait y mettre un lit. Un jour le mari entendait du bruit provenant de l’armoire et tuait l’amant. Peu après Kiyoko révèle que cet amant avait une fiancée qui n’était autre qu’elle-même. Le reste de la pièce laisse la belle Kiyoko s’apitoyer sur son sort et essayer de se bruler avec de l’acide. Malgré une idée à la base intéressante, je n’ai pas pu m’empêcher d’être mal à l’aise.
La deuxième histoire, les sept ponts est l’histoire de trois geishas qui veulent faire exaucer leur vœux et pour cela elles doivent traverser sept ponts sans parler à quiconque. Leur chemin est semé d’embuche. Je crois que c’est à partir de cette nouvelle que j’ai vraiment commencé à avoir du mal.
La troisième nouvelle est l’histoire d’un couple, le lieutenant Shinji Takeyama et son épouse Reiko qui se donne la mort en s’éventrant comme c’est la tradition des samouraïs. Quoi un peu long à la détente, j’ai un peu aimé la scène ou ils font l’amour désespérément. Cette nouvelle est nommée Patriotisme.
Enfin, la Perle (ou plutôt la pilule) a eu du mal a passé. La nouvelle nous narre la fêter d’anniversaire de Mme Sasaki qui invite ses amies pour diner. L’histoire tourne autour d’une perle perdue.
 
 
Je n’ai jamais grand-chose à dire quand je n’ai pas aimé une lecture. Je suis vraiment déçue, je ne sais pas si je relirais de sitôt une lecture asiatique, je sais que tous les auteurs ne se ressemblent pas mais je suis un peu dégoutée pour le moment. Il faudra attendre que ca passe. Finalement je me dis que le style de l’auteur pourrait quand même plaire de par son originalité et sa façon particulière de décliner les sentiments et les ambiances. Donc n'hésitez pas si ca vous tente.


Babylon.

Contemporain

Lundi 16 août 2010 à 10:50

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